La politique - Le politique
Nous ne parlons pas de « la politique ».
Nous parlons de « le politique ».
« La politique »
C’est le système. Les partis. Les élections.
Les lois votées dans des hémicycles bloqués.
Les traités signés sans référendum.
Les budgets distribués selon des logiques qui ne nous ressemblent pas.
C’est ce que nous avons appris à appeler « la vie publique ».
C’est ce que nous avons appris à attendre — et qui ne vient jamais.
C’est ce que nous avons cessé de croire.
« Le politique »
C’est autre chose.
C’est la manière dont nous organisons notre vie ensemble — sans passer par des institutions.
C’est la manière dont nous décidons, dans un cercle, de financer une bibliothèque.
C’est la manière dont nous apprenons à écouter celui qui pense autrement.
C’est la manière dont nous reconnaissons, dans la parole d’un voisin, une forme de souveraineté.
C’est la manière dont nous refusons d’être des électeurs, pour devenir des citoyens.
C’est la manière dont nous réinventons la démocratie — pas à Bruxelles, mais à Gand, à Verviers, à Mouscron, chez nous.
« La politique » est une machine.
« Le politique » est une vie.
La politique nous gouverne – le politique nous libère.
Le PCFWB ne s’occupe pas de « la politique ».
Il ne demande pas de voix.
Il œuvre dans « le politique ».
Il réveille la capacité de chaque citoyen à penser, à décider, à agir — sans mandat, sans chef, sans attente.
Il permet à chacun de se représenter soi-même.
Il crée les conditions pour que la francophonie « parle par elle-même ».
Nous ne sommes pas contre la politique.
Nous sommes contre le fait qu’elle nous ait privé du politique.
Et nous croyons que,
dès qu’un francophone décide de parler,
dès qu’un cercle se réunit,
dès qu’une voix s’élève sans attendre la permission,
— le politique renaît.
